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Articles taggés avec ‘DebianFr’

Flash, cookies et vie privée

Jeudi 30 octobre 2008

Quelle ne fût pas ma surprise ce matin en lisant Linux Weekly News d’apprendre que même si l’on a configuré son navigateur pour refuser les cookies, il est vraisemblable qu’un certain nombre de données fournies par les sites visités soient stockées dans des « cookies » spécifiques à Adobe Flash.

Vous n’y croyez pas ? Regardez ici (vous pouvez faire le ménage au passage, sinon on peut aussi faire le ménage à la main dans ~/.macromedia/Flash_Player/#SharedObjects) et ensuite allez ici pour réduire à 0 ko la taille des données qu’un site quelconque est autorisé à stocker (ainsi dès qu’une application Flash voudra stocker des données, elle devra obtenir votre autorisation explicite).

Debian dans les Techniques de l’Ingénieur

Jeudi 23 octobre 2008

L’encyclopédie des « Techniques de l’Ingénieur » dispose désormais d’un article traitant de Linux et présentant plus spécifiquement Debian ! On peut seulement consulter une présentation en ligne (avec le sommaire notamment), l’accès au contenu est payant.

J’ai rédigé cet article en début d’année sur demande de l’éditeur qui souhaitait compléter leur dossier sur les systèmes d’exploitation. C’est un tout petit pas pour la démocratisation de Debian mais cela fait plaisir de penser que des décideurs puissent découvrir Linux par Debian plutôt que par une distribution commerciale.

La plus grosse galère avec Debian en utilisation bureautique

Mardi 9 septembre 2008

Chers lecteurs, j’aimerai aujourd’hui vous mettre à contribution. Pour mieux répondre à vos attentes dans une nouvelle documentation concernant l’usage de Debian au quotidien, j’aimerai que vous me fassiez part des plus grosses galères que vous avez eues avec votre système Debian.

Laissez moi donc un petit commentaire relatant vos péripéties (exemples : difficultés à faire marcher un périphérique, à configurer un logiciel, à faire une mise à jour, etc.). D’une manière générale, si vous trouvez qu’un sujet particulier manque singulièrement de documentation, n’hésitez pas à me le signaler.

2ème édition du Cahier de l’Admin Debian en licence Creative Commons

Jeudi 4 septembre 2008

À l’occasion du lancement de la plateforme Izibook d’Eyrolles, Roland Mas et moi-même avons obtenu d’Eyrolles qu’ils publient la deuxième édition du Cahier de l’Admin sous licence Creative Commons. Ils ont retenu la licence CC BY-NC-ND (donc la plus restrictive) mais elle nous permet tout de même de vous proposer de télécharger gratuitement le PDF du livre !

C’est une chance pour tous ceux qui n’ont pas pu s’offrir le livre… en effet, même s’il n’est plus tout récent, la majorité des explications (sur dpkg, apt, le debian-installer, …) sont toujours pertinentes et d’actualité. C’est également une occasion de « feuilleter » le livre dans son intégralité et de lire un ou deux chapitres, si jamais on hésite à débourser les 39 EUR de la dernière édition ou bien les 29 EUR de l’édition électronique. Et oui, vous pouvez désormais également vous procurer une version PDF de la 3ème édition (« Debian Etch ») à un prix moins élevé que la version papier. Il n’y a malheureusement pas encore d’offre combinée papier + PDF à l’heure actuelle.

J’ai mis à jour la page dédiée au livre avec toutes ces informations.

Jeu concours, c’est fini !

Dimanche 20 janvier 2008

Bon, ça y est le jeu concours pour gagner les dix exemplaires du Cahier de l’Admin Debian est clos. Les gagnants ont été prévenus par courrier électronique et les autres peuvent voir qui a gagné sur la page du jeu.

Parmi les 10 gagnants, ceux qui ont été sélectionnés par les auteurs sont : Linux et les choses, le blog de Sun WuKong et Planète Béranger.

Félicitations aux heureux gagnants ! Pour les autres, merci quand même d’avoir participé et j’espère pouvoir rencontrer certains d’entre vous au salon Solutions Linux où je serai présent (sur le stand Debian évidemment).

Vous aurez aussi remarqué que je ne poste plus très régulièrement sur mon blog, ce n’est pas faute de manquer d’idées, mais je passe tellement de temps à travailler sur dpkg qu’il ne m’en reste plus pour rédiger des articles. Ceci dit mes priorités évoluent (par cycle de quelques mois) et un jour ce blog redeviendra un peu plus actif. :-)

Qui veut gagner un cahier de l’admin Debian ?

Mercredi 12 décembre 2007

Debian Etch (couverture) Je m’en rends compte que bien que le livre soit disponible en librairie depuis le 29 novembre, je n’ai toujours pas blogué sur le sujet… il faut dire que j’ai été très occupé. Mais rattrapons le temps perdu. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, la page officielle de présentation du livre est par là. C’est un livre que j’ai écrit (avec l’aide de Roland Mas pour cette 3ème édition) et qui traite de Debian Etch. À mettre entre toutes les mains!

Dans le cadre de la promotion du livre, il y a 10 exemplaires du livre (qui fait tout de même 39€!) à gagner. Participer à ce concours n’est pas plus compliqué que de rédiger un article de présentation du livre dans votre blog… retrouvez les détails sur la page du jeu-concours. À l’heure actuelle, il n’y a qu’une vingtaine de participants soit 50% de chance de gagner… avouez que c’est quand même bien mieux que le loto! :-)

Sautez sur l’occasion et participez !

Parmi les premiers à avoir relayé l’annonce du livre, je félicite Guilhem Augendre de l’association Isépienne du Libre qui nous fait partager un avis personnel sur le livre. J’espère que d’autres participants suivront cet exemple.

Et pour la postérité, voici l’annonce officielle passée sur LinuxFr.

Roland et moi attendons impatiemment vos premiers retours sur ce nouveau livre. Nous sommes convaincus qu’il saura se rendre utile et nous espérons qu’il rencontrera le même succès que les deux éditions précédentes !

Changements sur dpkg

Lundi 15 octobre 2007

Malgré ma bonne volonté, je n’arrive pas à maintenir un rythme très régulier pour animer mon blog. Il faut dire que rédiger un bon article (c’est-à-dire avec du contenu intéressant, et avec une relecture pour éliminer la majorité des fautes d’orthographe et de grammaire) cela prend beaucoup de temps, et que le temps je n’en ai pas beaucoup à revendre.

En effet, depuis quelques temps je me suis mis à contribuer à dpkg. J’ai commencé avec un projet plutôt important, à savoir l’amélioration de dpkg-shlibdeps pour qu’il génère des dépendances minimales en fonction des symboles des bibliothèques utilisés par chaque programme. Tout au long, j’ai maintenu à jour une page du wiki avec les détails et l’avancement:
http://wiki.debian.org/Projects/ImprovedDpkgShlibdeps.
Comme le développement était assez important, il a eu lieu sur une branche dédiée qui vient juste d’être intégrée dans la branche master (autrement dit, le résultat sera dans la prochaine version de dpkg, c’est-à-dire la version 1.14.8).

Ce projet représente à mon avis une avancée très importante car si les bibliothèques les plus importantes emploient ce mécanisme rapidement, la majorité des paquets auront des dépendances moins strictes et il sera beaucoup plus souvent possible d’installer un paquet de unstable dans stable sans avoir besoin de le recompiler. Autrement dit, il y aura moins de rétro-portages (« backports ») à compiler et il sera plus facile d’installer la dernière version d’une application donnée.

Ce premier projet étant terminé, je me suis attaqué à un plus petit problème mais qui est intéressant tout de même. Jusqu’à présent, dpkg-gencontrol se contentait de substituer les variables dans les dépendances et d’écrire le résultat bêtement dans le champ correspondant.
Parfois le jeu des substitutions introduit des dépendances en double (parfois plus ou moins stricte). Comme lintian se plaint de ces problèmes, cela a conduit de nombreux mainteneurs à supprimer les variables et à mettre en dur les dépendances souhaitées. Maintenant, cela n’est plus nécessaire. En outre, les dépendances sont optimisées de telle sorte que si une dépendance dans le champ Pre-Depends implique une dépendance du champ Depends, cette dernière est supprimée (il en va de même pour les dépendances plus faibles listées dans Recommends puis Suggests). Je viens de soumettre une série de patchs pour inclure toutes ces fonctionnalités.

Je ne sais pas encore quel sera mon prochain projet, mais les récentes discussions sur un nouveau format de paquet source m’interpellent et peut-être vais-je essayer d’implémenter quelque chose qui combine le support du format wig&pen et les avancées apportées par les VCS distribués.

Ces différents développements concernent le paquet dpkg-dev qui contient essentiellement du perl. Ceux qui ne maîtrisent pas le C et qui n’osaient pas s’approcher de dpkg à cause de cela peuvent retourner leur veste et nous rejoindre sur #debian-dpkg sur irc.debian.org et la liste de diffusion debian-dpkg.
Enfin, http://wiki.debian.org/Teams/Dpkg contient des informations intéressantes pour qui veut débuter sur ce projet.

Wordpress 2.3 et les flux associés aux tags

Mercredi 3 octobre 2007

J’attendais avec une certaine impatience cette dernière mouture de Wordpress pour son support des tags. Je viens de l’installer (maintenant que le paquet est dans sid) et cela fonctionne. Il y a tout de même quelques éléments gênants dans cette mise à jour.

Je n’ai pas eu de problèmes avec mes plugins, en revanche lorsque j’ai converti mes catégories en tags, les catégories ont été totalement supprimées ! La page du convertisseur n’était vraiment pas clair sur cet aspect, en outre la présentation laisse à croire qu’il y aura plusieurs étapes dans la conversion alors qu’il n’y en a qu’une. On choisit les catégories à convertir et hop c’est fait. J’aurai aimé quelque chose de plus évolué où je peux choisir un ensemble de tags pour chaque catégorie… et où la catégorie ne disparaît pas !

Bref, la suppression des catégories a aussi cassé les flux RSS associés (/category/debian/feed/)… j’ai réussi à contourner le problème en configurant le préfixe des URL des tag en « category » (et en mettant « old-cat » comme préfixe pour les catégories, désormais inexistantes sur mon site). Ouf, je n’ai pas à tout recatégoriser… d’ailleurs si vous connaissez un plugin qui permet de recatégoriser/retagger un grand nombre d’articles facilement, je suis preneur.

Le côté positif dans tout cela, c’est que je peux enfin proposer des flux qui sont des intersections entre différents tags. Ainsi au lieu d’avoir un tag « DebianFr » dédié, je pourrai utiliser une URL de flux qui représente l’intersection entre « Debian » et « Français », cela donne par exemple ceci: http://www.ouaza.com/wp/category/debian+francais/feed/
(bon, c’est vide pour le moment car tous les articles taggés « Debian » sont en anglais… les autres sont dans « DebianFr » jusqu’à ce que j’arrive à trouver la motivation pour reclasser tous les articles :-) )

On peut aussi faire l’union entre différents tags au lieu d’une intersection, on utilise alors une virgule (,) comme délimiteur au lieu du symbole plus (+).

Un script pour surveiller des mises à jour

Vendredi 28 septembre 2007

On m’a récemment demandé s’il existait un outil Debian pour vérifier qu’un ensemble de paquets dérivés de Debian intègrent bien les dernières mises à jour de sécurité. L’idée est d’avoir un fichier listant l’ensemble des paquets personnalisés avec les versions qui ont servi de base aux paquets personnalisés et d’avoir un outil qui va vérifier automatiquement security.debian.org pour voir si de nouvelles versions sont disponibles.

Ma première réponse était de regarder famke un petit script python écrit par James Troup pour les besoins de l’équipe DSA de Debian: il prévient par mail lorsque des mises à jour sont possibles et essaient de les rapprocher avec le fil RDF des mises à jour de sécurité.

J’ai donc repris le principe et réalisé un petit script python un peu plus souple dans la mesure où il ne vérifie pas si les paquets installés peuvent être mis à jour mais si les paquets listés dans un fichier (que j’ai appelé watchlist) peuvent être mis à jour à partir d’un ensemble de dépôts APT que l’on consigne dans un fichier sources.list personnel.

Il peut servir d’exemples à ceux qui cherchent à employer l’interface « python-apt ». Le script est disponible dans un dépôt Git.

Installation et usage par l’exemple :

$ git clone git://git.debian.org/~hertzog/hacks/checkupdate.git
$ cd checkupdate
$ vim checkupdate.conf
# On change les répertoires pour pointer vers `pwd`
$ vim watchlist
# On indique les paquets à surveiller et leur version courante
$ ./checkupdate checkupdate.conf
An update of the package 'rsync' is available: 2.6.9-2etch1
Origin: [component: 'main' archive: 'stable' origin: 'Debian'
label: 'Debian-Security' site 'security.debian.org' isTrusted: 'True']

Réflexions sur le financement du logiciel libre

Vendredi 21 septembre 2007

En tant qu’entrepreneur qui a monté une SARL dans le but d’allier travail et passion du logiciel libre, le sujet du financement du logiciel libre m’intéresse au plus haut point. Je sais aussi, par expérience, que ce sujet peut déclencher des réactions extrêmement vives lorsque des questions d’argent s’immiscent dans des communautés bénévoles. Cela ne doit cependant pas nous empêcher de continuer à mener une réflexion pour trouver de nouveaux moyens de financer le logiciel libre.

Cet article s’attache donc à faire un tour d’horizon de l’existant et à identifier les limites des modèles existants. Enfin, pour finir, je vous ferai partager mes réflexions personnelles sur les critères à respecter pour définir une nouveau modèle économique viable.

Les services aux professionnels

C’est sûrement la solution la plus simple et c’est une solution qui marche pour moi à l’heure actuelle. Je vends mes compétences informatiques aux entreprises qui en ont besoin sous forme de formations, conseils et développements spécifiques. La marge que je dégage me permet de consacrer un à deux jours par semaine au logiciel libre (bien sûr cela veut aussi dire que je pourrais gagner plus si j’arrêtais de contribuer à Debian et que je travaillais plus).

Cela marche, mais cela ne me satisfait pas vraiment. J’essaie d’orienter Freexian comme un spécialiste de Debian, mais ce positionnement ne m’a encore jamais permis de faire financer un développement utile à Debian par un client. Par contre, pour des développements sur un Linux embarqué ou des conseils sur Asterisk, là on trouve plus facilement des clients.

Bien sûr, c’est mieux que de devoir travailler avec Windows, mais il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas trouver une solution où les revenus proviendraient plus ou moins directement d’un travail effectué concernant Debian.

La publicité

C’est le mode de financement de tellement de sites web, qu’on se dit qu’il pourrait aussi contribuer à financer le logiciel libre. C’est sûrement vrai dans quelques cas, mais il me semble que cela restera anecdotique comme mode de financement : d’une part, comme Tuxicoman le faisait remarquer, il y a le problème éthique que cela pose, et d’autre part, il faut avoir une audience très importante pour que la publicité rapporte suffisamment (ce qui n’est pas donné à tout le monde).

Les services en ligne

Héberger un service en ligne représente un coût, et si le service est utile, alors il y a des gens qui seront prêts à payer pour en bénéficier. Tuxicoman voit le logiciel libre comme un produit d’appel pour attirer les gens vers votre offre en ligne. Cela peut être un très bon modèle, mais à mon avis il se limite aux logiciels qui sont en rapport direct avec un service en ligne : il est logique de proposer de l’hébergement de blog si on développe Wordpress, mais si vous êtes développeur de dpkg, je ne vois pas quel service en ligne pourra contribuer à financer votre travail.

Compter sur les fans

C’est un peu le principe du « club Mandriva ». Il faut proposer quelques services et compter sur la loyauté des utilisateurs. Mais on retombe sur la problématique de l’audience, si les services ne sont pas intéressants pour ce qu’ils sont, alors l’équilibre est précaire et repose uniquement sur une population limitée.

Autrement dit, cela peut marcher avec des grosses communautés et pas mal de marketing, mais cela restreint le modèle aux seules boîtes qui ont les moyens d’avoir un service marketing conséquent. Bref, ce n’est pas pour tout le monde.

En outre, du point de vue d’un fan qui souscrit plus pour soutenir le projet que pour les services offerts, il ne sait pas exactement ce qu’il finance. Ou plutôt, il sait qu’il finance tout alors même qu’il préférerait peut-être financer plus spécifiquement le développement libre de telle ou telle fonctionnalité.


On le voit, la plupart de ces modèles ne sont pas adaptés pour des individus et des petites structures. Comme je me place plutôt dans cette catégorie, je réfléchis à un nouveau modèle plus adapté — essayant d’allier éthique et rentabilité économique. En menant cette réflexion je suis arrivé à une liste de critères à respecter.

Les critères de succès

Un peu dans le désordre, voici différents points qui, si l’on peut les conjuguer dans une solution concrète (que j’appellerai ci-dessous « le service »), en feraient une solution viable :

  • Le service doit concerner tous les utilisateurs de logiciels libres, et pas seulement les « fans ». L’équilibre d’une économie autour du logiciel libre passe par un facteur d’échelle, il doit y avoir plus d’utilisateurs que de développeurs.
  • Le service doit être de proximité afin que le client puisse s’identifier à la personne qui le fournit. Je ne parle bien entendu pas de proximité physique, mais de proximité virtuelle. Il faut juste que le client puisse avoir un contact direct avec le développeur et qu’il sache de manière concrète ce à quoi servent les bénéfices réalisés autour du service.
  • Le service doit être très lié avec les compétences et les centres d’intérêts du développeur de logiciel libre, afin qu’il prenne plaisir à le fournir.
  • En même temps, le service ne doit pas avoir une influence directe sur le projet libre auquel le développeur contribue habituellement.
  • Bien entendu, le service doit être utile sur le long terme, car un revenu ponctuel ne permet pas de financer durablement un développeur (sauf don de centaines de milliers d’euros, mais on sort du cadre là :-D ).

Pfiou, rien que çà ! Visiblement ce n’est pas facile, mais cela fait quelques temps que j’y réfléchis, et j’ai un projet dans les cartons. Il est trop tôt pour en parler mais je ne manquerai pas d’y revenir en temps voulu.


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