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Articles taggés avec ‘Français’

Jeu concours, c’est fini !

Dimanche 20 janvier 2008

Bon, ça y est le jeu concours pour gagner les dix exemplaires du Cahier de l’Admin Debian est clos. Les gagnants ont été prévenus par courrier électronique et les autres peuvent voir qui a gagné sur la page du jeu.

Parmi les 10 gagnants, ceux qui ont été sélectionnés par les auteurs sont : Linux et les choses, le blog de Sun WuKong et Planète Béranger.

Félicitations aux heureux gagnants ! Pour les autres, merci quand même d’avoir participé et j’espère pouvoir rencontrer certains d’entre vous au salon Solutions Linux où je serai présent (sur le stand Debian évidemment).

Vous aurez aussi remarqué que je ne poste plus très régulièrement sur mon blog, ce n’est pas faute de manquer d’idées, mais je passe tellement de temps à travailler sur dpkg qu’il ne m’en reste plus pour rédiger des articles. Ceci dit mes priorités évoluent (par cycle de quelques mois) et un jour ce blog redeviendra un peu plus actif. :-)

Qui veut gagner un cahier de l’admin Debian ?

Mercredi 12 décembre 2007

Debian Etch (couverture) Je m’en rends compte que bien que le livre soit disponible en librairie depuis le 29 novembre, je n’ai toujours pas blogué sur le sujet… il faut dire que j’ai été très occupé. Mais rattrapons le temps perdu. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, la page officielle de présentation du livre est par là. C’est un livre que j’ai écrit (avec l’aide de Roland Mas pour cette 3ème édition) et qui traite de Debian Etch. À mettre entre toutes les mains!

Dans le cadre de la promotion du livre, il y a 10 exemplaires du livre (qui fait tout de même 39€!) à gagner. Participer à ce concours n’est pas plus compliqué que de rédiger un article de présentation du livre dans votre blog… retrouvez les détails sur la page du jeu-concours. À l’heure actuelle, il n’y a qu’une vingtaine de participants soit 50% de chance de gagner… avouez que c’est quand même bien mieux que le loto! :-)

Sautez sur l’occasion et participez !

Parmi les premiers à avoir relayé l’annonce du livre, je félicite Guilhem Augendre de l’association Isépienne du Libre qui nous fait partager un avis personnel sur le livre. J’espère que d’autres participants suivront cet exemple.

Et pour la postérité, voici l’annonce officielle passée sur LinuxFr.

Roland et moi attendons impatiemment vos premiers retours sur ce nouveau livre. Nous sommes convaincus qu’il saura se rendre utile et nous espérons qu’il rencontrera le même succès que les deux éditions précédentes !

Changements sur dpkg

Lundi 15 octobre 2007

Malgré ma bonne volonté, je n’arrive pas à maintenir un rythme très régulier pour animer mon blog. Il faut dire que rédiger un bon article (c’est-à-dire avec du contenu intéressant, et avec une relecture pour éliminer la majorité des fautes d’orthographe et de grammaire) cela prend beaucoup de temps, et que le temps je n’en ai pas beaucoup à revendre.

En effet, depuis quelques temps je me suis mis à contribuer à dpkg. J’ai commencé avec un projet plutôt important, à savoir l’amélioration de dpkg-shlibdeps pour qu’il génère des dépendances minimales en fonction des symboles des bibliothèques utilisés par chaque programme. Tout au long, j’ai maintenu à jour une page du wiki avec les détails et l’avancement:
http://wiki.debian.org/Projects/ImprovedDpkgShlibdeps.
Comme le développement était assez important, il a eu lieu sur une branche dédiée qui vient juste d’être intégrée dans la branche master (autrement dit, le résultat sera dans la prochaine version de dpkg, c’est-à-dire la version 1.14.8).

Ce projet représente à mon avis une avancée très importante car si les bibliothèques les plus importantes emploient ce mécanisme rapidement, la majorité des paquets auront des dépendances moins strictes et il sera beaucoup plus souvent possible d’installer un paquet de unstable dans stable sans avoir besoin de le recompiler. Autrement dit, il y aura moins de rétro-portages (”backports”) à compiler et il sera plus facile d’installer la dernière version d’une application donnée.

Ce premier projet étant terminé, je me suis attaqué à un plus petit problème mais qui est intéressant tout de même. Jusqu’à présent, dpkg-gencontrol se contentait de substituer les variables dans les dépendances et d’écrire le résultat bêtement dans le champ correspondant.
Parfois le jeu des substitutions introduit des dépendances en double (parfois plus ou moins stricte). Comme lintian se plaint de ces problèmes, cela a conduit de nombreux mainteneurs à supprimer les variables et à mettre en dur les dépendances souhaitées. Maintenant, cela n’est plus nécessaire. En outre, les dépendances sont optimisées de telle sorte que si une dépendance dans le champ Pre-Depends implique une dépendance du champ Depends, cette dernière est supprimée (il en va de même pour les dépendances plus faibles listées dans Recommends puis Suggests). Je viens de soumettre une série de patchs pour inclure toutes ces fonctionnalités.

Je ne sais pas encore quel sera mon prochain projet, mais les récentes discussions sur un nouveau format de paquet source m’interpellent et peut-être vais-je essayer d’implémenter quelque chose qui combine le support du format wig&pen et les avancées apportées par les VCS distribués.

Ces différents développements concernent le paquet dpkg-dev qui contient essentiellement du perl. Ceux qui ne maîtrisent pas le C et qui n’osaient pas s’approcher de dpkg à cause de cela peuvent retourner leur veste et nous rejoindre sur #debian-dpkg sur irc.debian.org et la liste de diffusion debian-dpkg.
Enfin, http://wiki.debian.org/Teams/Dpkg contient des informations intéressantes pour qui veut débuter sur ce projet.

Wordpress 2.3 et les flux associés aux tags

Mercredi 3 octobre 2007

J’attendais avec une certaine impatience cette dernière mouture de Wordpress pour son support des tags. Je viens de l’installer (maintenant que le paquet est dans sid) et cela fonctionne. Il y a tout de même quelques éléments gênants dans cette mise à jour.

Je n’ai pas eu de problèmes avec mes plugins, en revanche lorsque j’ai converti mes catégories en tags, les catégories ont été totalement supprimées ! La page du convertisseur n’était vraiment pas clair sur cet aspect, en outre la présentation laisse à croire qu’il y aura plusieurs étapes dans la conversion alors qu’il n’y en a qu’une. On choisit les catégories à convertir et hop c’est fait. J’aurai aimé quelque chose de plus évolué où je peux choisir un ensemble de tags pour chaque catégorie… et où la catégorie ne disparaît pas !

Bref, la suppression des catégories a aussi cassé les flux RSS associés (/category/debian/feed/)… j’ai réussi à contourner le problème en configurant le préfixe des URL des tag en “category” (et en mettant “old-cat” comme préfixe pour les catégories, désormais inexistantes sur mon site). Ouf, je n’ai pas à tout recatégoriser… d’ailleurs si vous connaissez un plugin qui permet de recatégoriser/retagger un grand nombre d’articles facilement, je suis preneur.

Le côté positif dans tout cela, c’est que je peux enfin proposer des flux qui sont des intersections entre différents tags. Ainsi au lieu d’avoir un tag “DebianFr” dédié, je pourrai utiliser une URL de flux qui représente l’intersection entre “Debian” et “Français”, cela donne par exemple ceci: http://www.ouaza.com/wp/category/debian+francais/feed/
(bon, c’est vide pour le moment car tous les articles taggés “Debian” sont en anglais… les autres sont dans “DebianFr” jusqu’à ce que j’arrive à trouver la motivation pour reclasser tous les articles :-))

On peut aussi faire l’union entre différents tags au lieu d’une intersection, on utilise alors une virgule (,) comme délimiteur au lieu du symbole plus (+).

Un script pour surveiller des mises à jour

Vendredi 28 septembre 2007

On m’a récemment demandé s’il existait un outil Debian pour vérifier qu’un ensemble de paquets dérivés de Debian intègrent bien les dernières mises à jour de sécurité. L’idée est d’avoir un fichier listant l’ensemble des paquets personnalisés avec les versions qui ont servi de base aux paquets personnalisés et d’avoir un outil qui va vérifier automatiquement security.debian.org pour voir si de nouvelles versions sont disponibles.

Ma première réponse était de regarder famke un petit script python écrit par James Troup pour les besoins de l’équipe DSA de Debian: il prévient par mail lorsque des mises à jour sont possibles et essaient de les rapprocher avec le fil RDF des mises à jour de sécurité.

J’ai donc repris le principe et réalisé un petit script python un peu plus souple dans la mesure où il ne vérifie pas si les paquets installés peuvent être mis à jour mais si les paquets listés dans un fichier (que j’ai appelé watchlist) peuvent être mis à jour à partir d’un ensemble de dépôts APT que l’on consigne dans un fichier sources.list personnel.

Il peut servir d’exemples à ceux qui cherchent à employer l’interface “python-apt”. Le script est disponible dans un dépôt Git.

Installation et usage par l’exemple :

$ git clone git://git.debian.org/~hertzog/hacks/checkupdate.git
$ cd checkupdate
$ vim checkupdate.conf
# On change les répertoires pour pointer vers `pwd`
$ vim watchlist
# On indique les paquets à surveiller et leur version courante
$ ./checkupdate checkupdate.conf
An update of the package 'rsync' is available: 2.6.9-2etch1
Origin: [component: 'main' archive: 'stable' origin: 'Debian'
label: 'Debian-Security' site 'security.debian.org' isTrusted: 'True']

Réflexions sur le financement du logiciel libre

Vendredi 21 septembre 2007

En tant qu’entrepreneur qui a monté une SARL dans le but d’allier travail et passion du logiciel libre, le sujet du financement du logiciel libre m’intéresse au plus haut point. Je sais aussi, par expérience, que ce sujet peut déclencher des réactions extrêmement vives lorsque des questions d’argent s’immiscent dans des communautés bénévoles. Cela ne doit cependant pas nous empêcher de continuer à mener une réflexion pour trouver de nouveaux moyens de financer le logiciel libre.

Cet article s’attache donc à faire un tour d’horizon de l’existant et à identifier les limites des modèles existants. Enfin, pour finir, je vous ferai partager mes réflexions personnelles sur les critères à respecter pour définir une nouveau modèle économique viable.

Les services aux professionnels

C’est sûrement la solution la plus simple et c’est une solution qui marche pour moi à l’heure actuelle. Je vends mes compétences informatiques aux entreprises qui en ont besoin sous forme de formations, conseils et développements spécifiques. La marge que je dégage me permet de consacrer un à deux jours par semaine au logiciel libre (bien sûr cela veut aussi dire que je pourrais gagner plus si j’arrêtais de contribuer à Debian et que je travaillais plus).

Cela marche, mais cela ne me satisfait pas vraiment. J’essaie d’orienter Freexian comme un spécialiste de Debian, mais ce positionnement ne m’a encore jamais permis de faire financer un développement utile à Debian par un client. Par contre, pour des développements sur un Linux embarqué ou des conseils sur Asterisk, là on trouve plus facilement des clients.

Bien sûr, c’est mieux que de devoir travailler avec Windows, mais il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas trouver une solution où les revenus proviendraient plus ou moins directement d’un travail effectué concernant Debian.

La publicité

C’est le mode de financement de tellement de sites web, qu’on se dit qu’il pourrait aussi contribuer à financer le logiciel libre. C’est sûrement vrai dans quelques cas, mais il me semble que cela restera anecdotique comme mode de financement : d’une part, comme Tuxicoman le faisait remarquer, il y a le problème éthique que cela pose, et d’autre part, il faut avoir une audience très importante pour que la publicité rapporte suffisamment (ce qui n’est pas donné à tout le monde).

Les services en ligne

Héberger un service en ligne représente un coût, et si le service est utile, alors il y a des gens qui seront prêts à payer pour en bénéficier. Tuxicoman voit le logiciel libre comme un produit d’appel pour attirer les gens vers votre offre en ligne. Cela peut être un très bon modèle, mais à mon avis il se limite aux logiciels qui sont en rapport direct avec un service en ligne : il est logique de proposer de l’hébergement de blog si on développe Wordpress, mais si vous êtes développeur de dpkg, je ne vois pas quel service en ligne pourra contribuer à financer votre travail.

Compter sur les fans

C’est un peu le principe du “club Mandriva”. Il faut proposer quelques services et compter sur la loyauté des utilisateurs. Mais on retombe sur la problématique de l’audience, si les services ne sont pas intéressants pour ce qu’ils sont, alors l’équilibre est précaire et repose uniquement sur une population limitée.

Autrement dit, cela peut marcher avec des grosses communautés et pas mal de marketing, mais cela restreint le modèle aux seules boîtes qui ont les moyens d’avoir un service marketing conséquent. Bref, ce n’est pas pour tout le monde.

En outre, du point de vue d’un fan qui souscrit plus pour soutenir le projet que pour les services offerts, il ne sait pas exactement ce qu’il finance. Ou plutôt, il sait qu’il finance tout alors même qu’il préférerait peut-être financer plus spécifiquement le développement libre de telle ou telle fonctionnalité.


On le voit, la plupart de ces modèles ne sont pas adaptés pour des individus et des petites structures. Comme je me place plutôt dans cette catégorie, je réfléchis à un nouveau modèle plus adapté — essayant d’allier éthique et rentabilité économique. En menant cette réflexion je suis arrivé à une liste de critères à respecter.

Les critères de succès

Un peu dans le désordre, voici différents points qui, si l’on peut les conjuguer dans une solution concrète (que j’appellerai ci-dessous “le service”), en feraient une solution viable :

  • Le service doit concerner tous les utilisateurs de logiciels libres, et pas seulement les “fans”. L’équilibre d’une économie autour du logiciel libre passe par un facteur d’échelle, il doit y avoir plus d’utilisateurs que de développeurs.
  • Le service doit être de proximité afin que le client puisse s’identifier à la personne qui le fournit. Je ne parle bien entendu pas de proximité physique, mais de proximité virtuelle. Il faut juste que le client puisse avoir un contact direct avec le développeur et qu’il sache de manière concrète ce à quoi servent les bénéfices réalisés autour du service.
  • Le service doit être très lié avec les compétences et les centres d’intérêts du développeur de logiciel libre, afin qu’il prenne plaisir à le fournir.
  • En même temps, le service ne doit pas avoir une influence directe sur le projet libre auquel le développeur contribue habituellement.
  • Bien entendu, le service doit être utile sur le long terme, car un revenu ponctuel ne permet pas de financer durablement un développeur (sauf don de centaines de milliers d’euros, mais on sort du cadre là :-D).

Pfiou, rien que çà ! Visiblement ce n’est pas facile, mais cela fait quelques temps que j’y réfléchis, et j’ai un projet dans les cartons. Il est trop tôt pour en parler mais je ne manquerai pas d’y revenir en temps voulu.

Améliorer l’aspect visuel (thèmes, fonds d’écran, etc.)

Jeudi 20 septembre 2007

Thème GDM par défaut de EtchToute distribution Linux est personnalisée pour y intégrer des éléments visuels distinctifs. Cela inclut les écrans de démarrage, l’aspect de l’installateur, l’écran de connexion (thème gdm), les fonds d’écrans, les thèmes Gtk+ et j’en oublie sûrement. Tous les artistes qui souhaitent contribuer à Debian dans ces domaines sont les bienvenus sur http://www.debianart.org/, ils peuvent soumettre librement leurs œuvres et les mettre à disposition de tout le monde.

En plus des éléments intégrés à la distribution, il y a l’apparence du site web. Il est de renommée mondiale que son look “années 1990″ laisse à désirer et qu’il est possible de faire plus joli sans pour autant sacrifier les aspects positifs (traduction, accessibilité, usage de tout l’espace, etc.). Certains s’y attellent : la page LayoutProposal du wiki regroupe quelques propositions. Les dernières, comme celle-ci, sont d’ailleurs assez prometteuses. Pourtant ce n’est pas la première fois que je vois des maquettes qui ne passent jamais à l’étape de “production”. Des volontaires motivés pour mener à terme ce projet sont donc toujours les bienvenus sur la liste debian-www. Le site web contient les explications nécessaires pour comprendre son fonctionnement actuel.

Dernier élément relevant du “visuel”, il y a les jaquettes de CD/DVD (exemple de contribution). Là aussi, n’hésitez pas à laisser parler vos talents d’artiste!

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Libérez planète libre !

Lundi 17 septembre 2007

Depuis quelques jours mon blog est syndiqué sur Planète Libre une planète qui regroupe divers blogs francophones traitant du logiciel libre. J’apprécie cette planète car cela permet de s’ouvrir un peu plus au reste du milieu du logiciel libre alors que j’ai tendance à toujours être plongé à 100% dans Debian. :-)

Vous ne comprenez pas le titre de l’article ? Pourtant, c’est assez simple : planète libre n’est pas encore libre. Son créateur, Sébastien Bilbeau, n’en publie pas encore les sources qui permettraient à d’autres d’utiliser le même logiciel pour créer d’autres planètes. Comme j’ai vraiment apprécié le look de la planète et sa fonctionnalité de votes, je me suis mis à chercher les sources avec l’idée éventuelle de l’employer pour les planètes Debian francophones — en vain. J’ai alors contacté Sébastien pour me faire confirmer qu’elles n’étaient pas disponibles.

Suite à cette déception, j’ai hésité à faire dans la presse à scandale (”Planète libre, la planète qui n’a de libre que le nom !”) mais je me suis dit que cela serait contre-productif et dommageable pour tout le monde.

Du coup, je préfère féliciter Sébastien pour ce qu’il a créé, et l’encourager à libérer le code source de planète libre ! Je vous invite à en faire de même en votant nombreux pour cet article afin qu’il pénètre dans les tops du site (l’article le plus populaire est à 35 votes à l’heure actuelle) et que Sébastien n’oublie pas notre souhait. :-)

Comment suivre l’actualité Debian

Vendredi 14 septembre 2007

Dans les commentaires de mon dernier article sur les planètes Debian, je m’interrogeais sur ce que les gens attendent d’une planète comme planet-fr.debian.net. N’hésitez pas à me faire part de vos points de vues sur le sujet !

Je mentionne cela parce que cet article est la conséquence directe d’une réponse que j’ai obtenue me disant en substance qu’il n’y a pas grand chose de mieux pour suivre l’actualité de l’intérieur sans passer des heures à lire des listes de diffusion. Il y a un peu de vrai dans cette remarque et j’en profite donc pour faire le tour des différentes options disponibles pour suivre les “actualités Debian”. Je mentionne en premier ce qui concerne les utilisateurs et plus on progresse dans l’article, plus cela concerne les contributeurs ou utilisateurs avancés/passionnés.

Listes de diffusion tout public

Les listes de diffusion restent le premier moyen de communication employé par Debian. Pour les francophones, la lecture de debian-news-french est un passage obligé. La liste est modérée et ne reçoit que quelques messages par mois dont la traduction des Debian Weekly News (qui ne sont plus vraiment hebdomadaires par manque de contributeurs motivés!).

Ceux qui comprennent l’anglais peuvent également profiter de debian-announce et debian-news. La première ne contient que quelques messages par an (en général les annonces de nouvelle versions) alors que la seconde a vocation à recevoir plus d’actualités (ex: Debian Weekly News, participation aux Google Summer of Code, étape importante dans le développement d’une nouvelle version, nouveau produit basé sur Debian, etc.).

Enfin, la liste debian-security-announce permet d’être notifié à chaque mise à jour de sécurité afin de prendre les mesures nécessaires aussi rapidement que possible. Il existe aussi un flux RDF que vous pouvez suivre avec votre lecteur de flux habituel.

Sites web et flux pour tout le monde

Du côté francophone, il n’y a rien d’officiel. Les planètes des contributeurs et des contributeurs+utilisateurs sont sûrement la meilleure source à long terme. Il existe quelques sites animés par des utilisateurs passionnés mais ils tendent à être obsolètes puis remplacés par leurs blogs respectifs … qui peuvent ensuite être syndiqués sur une planète. :-)

Du côté anglophone, c’est un peu mieux: times.debian.net est un site animé par des contributeurs Debian qui se coordonnent sur la liste debian-publicity. On peut s’y abonner par un flux RSS: articles de presse, nouvelles de debian-installer, présentation de paquets Debian (provenant de debaday) sont au menu !

Listes de diffusion pour les utilisateurs de unstable et les curieux

Ceux qui aiment bien être sur le front des nouveautés côtoient forcément les développements en cours dans unstable et sont donc bien avisés de suivre debian-devel-announce. Cette liste est employée pour communiquer les changements importants à tous les développeurs Debian. Cette liste est pseudo-modérée puisque seuls les développeurs Debian peuvent y poster des messages (signés avec leur clé GPG). La lecture de cette liste est obligatoire pour les développeurs Debian et ceux qui souhaitent le devenir. C’est aussi par cette liste que les développeurs sont conviés à voter (pour des élections ou des “résolutions générales”).

Les plus aventureux peuvent s’abonner à debian-devel-changes et être informés en temps réel des paquets mis à jours. Attention, cela représente entre 30 et 200 mails par jour (autour de 80 en moyenne) !

Site(s) web pour les curieux qui ont du temps

Planet.debian.org est le seul site qui me vient à l’esprit. Il regroupe les blogs de nombreux contributeurs au projet… du coup ca parle beaucoup de Debian, mais pas uniquement. En effet l’objectif premier de la planète est d’offrir un autre regard sur les contributeurs que l’on côtoie déjà sur les listes et de découvrir ce qu’ils font par ailleurs. Le principal désavantage c’est qu’il y a du volume: plusieurs dizaines d’articles par jour et il faut trier pour trouver ce qui vous intéresse.

Listes de diffusion pour les contributeurs

Je ne vais pas les lister toutes, il y en a de trop, chacune est spécialisée sur un domaine de contribution particulier. Mais il y a quelques listes généralistes: debian-devel regroupe des discussions techniques concernant le développement de Debian alors que debian-project est plus orienté sur les problèmes organisationnels ou philosophiques. Enfin, debian-vote est utilisée pour discuter les résolutions générales que certains développeurs veulent amener au vote.

Les francophones peuvent aussi utiliser debian-devel-french pour discuter de tous ces sujets en français.

Canaux IRC pour les contributeurs

Les contributeurs francophones sont regroupés sur #debian-devel-fr sur irc.debian.org. Évidemment #debian-devel est le canal (anglophone) de référence. Attention, les utilisateurs sont les bienvenus pour observer mais ce ne sont pas des canaux de support technique !

Les discussions sont diverses et variées: coordination et entre-aide entre contributeurs, problèmes techniques, accrochages entre contributeurs, revue de presse sur Debian, commentaires sur l’actualité, etc.

Signalons aussi qu’il est de bonne manière de remplir son “Realname” (Nom réel) lorsqu’on se connecte sur IRC. Le milieu du logiciel libre n’aime pas trop les anonymes. :-)

Du déclin commercial de Mandriva

Vendredi 7 septembre 2007

Apparemment RedHat a décroché un gros contrat avec le ministère de l’éducation nationale et cette distribution équiperait près de 2500 serveurs en France.

D’un autre côté, aux dernières nouvelles, les ministères de l’Intérieur et de la Défense employaient plutôt Debian (avec notamment le déploiement en masse par la gendarmerie de OpenOffice d’abord sous Windows puis sous Debian).

En googlant, j’ai quand même réussi à trouver que Mandriva équiperait les serveurs du ministère de l’Agriculture. En tout cas, force est de constater que Mandriva n’arrive pas vraiment à s’imposer sur les serveurs (même en France!) et que sa reconversion vers un business de services n’est pas réellement convaincante. Il n’est pas rare que les solutions déployées par leur branche “offre professionnelle” soient basées sur du Debian (et pour une société de service — même affiliée à un éditeur — il n’y a pas de mal à cela, c’est tout à fait légitime d’employer la solution la plus adaptée au cas de chaque client).

Pourtant, il est amusant de faire le parallèle entre Mandriva et Ubuntu, les deux ont connu un engouement très important à leur lancement parce que leur politique est (ou a été) de simplifier l’accès à Linux au grand public. Les deux ont monté plus tard des offres “serveurs”. Au final, Mandriva vivote et Ubuntu prospère.

Bien sûr, on ne sait rien de la santé financière de Canonical (la société derrière Ubuntu) et bien sûr Mark Shuttleworth a injecté 10 millions de dollars pour permettre à Ubuntu d’exister. Mais d’un autre côté, Mandriva a eu des millions d’euros également entre les levées de fond à l’époque des start-ups puis de son introduction en bourse. Mais là où Canonical a commencé avec peu de développeurs (20 à 30 à tout casser), Mandriva a rapidement consommé l’argent levé.

En fin de compte, je reste persuadé que Mandriva aurait pu connaître un autre sort si elle s’était basée sur Debian. Pas besoin d’inventer “cooker”, Debian sid était déjà là. Et au moins, elle aurait eu de réels arguments pour se différencier de RedHat ou SuSe sur le marché des serveurs… d’ailleurs, Gaël Duval — co-fondateur de Mandriva — travaille désormais sur Ulteo, un projet basé sur … Kubuntu !


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