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Virtualbox 1.5 dans sid

Mercredi 5 septembre 2007

Virtualbox 1.5 “Open Source Edition” vient d’arriver dans Debian sid/unstable. Cela ravira les fans de VMware puisqu’on y retrouve la plupart des caractéristiques intéressantes de ce dernier: une interface graphique assez claire qui évite de se plonger dans une longue page de manuel (ceux qui ont mis en place des réseaux de machines virtuelles Qemu comme moi pourront vous en parler ;-)) et des fonctionnalités de type “snapshot”. Quelques fonctionnalités avancées ne font pas partie de la version libre, c’est le cas notamment du support USB et du serveur RDP intégré.

Écran principal de Virtualbox Open Source Edition

Notons au passage que le paquet de la version 1.4 était apparu il y a quelques jours sous le nom “virtualbox” mais que ce dernier doit rapidement disparaître (#440792) puisque le nom du paquet sera “virtualbox-ose” … pour éviter le problème de marque déposée par Innotek sur “virtualbox”. (Si seulement la Mozilla Foundation avait pu être aussi souple et proposer un nom standard du type “Firefox Open Source Edition” pour ceux qui ne peuvent se plier à leurs règles de “pas de changements”. Cela nous aurait évité Iceweasel et tout le monde aurait été gagnant. Mais je m’égare là…)

$ sudo aptitude install virtualbox-ose virtualbox-ose-source

Virtualbox requiert un module noyau dont les sources sont fournies dans le paquet virtualbox-ose-source. Heureusement, avec module-assistant toute l’opération de compilation/création de paquet/installation peut être automatisée:

$ sudo module-assistant auto-install virtualbox-ose-source

Si on lance module-assistant sans paramètres, on obtient une petite interface texte qui permet d’exécuter ces différentes étapes de manière interactive (cela évite d’avoir à se souvenir de la syntaxe de la ligne de commande, et permet de naviguer dans la liste des tous les modules optionnels que l’on peut compiler par ce biais).

Enfin, pour lancer des machines virtuelles en tant que simple utilisateur il faut se rajouter dans le groupe vboxusers (sudo adduser rhertzog vboxusers dans mon cas). Et voilà (modulo la déconnexion/reconnexion nécessaire pour faire effectivement partie du groupe), vous pouvez lancer virtualbox (il apparaît dans le menu Applications/Outils système normalement).

Les planètes Debian francophones

Mardi 4 septembre 2007

Il y a des nouveautés du côté de planet-fr.debian.net ! Nouvelle planète et changement de ligne éditoriale. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires (maintenant qu’il y a un système de notification… ;-)).

La planète des contributeurs Debian

http://planet-fr.debian.net reste avant tout la petite sœur francophone de planet.debian.org et à ce titre est réservée aux contributeurs Debian (réguliers). Je demandais jusqu’à présent de se restreindre à ne publier que des choses en rapport avec le logiciel libre, ce n’est plus le cas. Tous vos articles en Français sont les bienvenus!

J’ai pris cette décision parce que c’est cette même politique qui s’applique à planet.debian.org (voir ces discussions dans debian-project et la page du wiki). Avis donc aux participants à la planète, n’hésitez pas à m’envoyer des nouvelles URLs pour vos feeds.

La planète des utilisateurs Debian

Régulièrement j’ai des demandes d’utilisateurs Debian qui veulent être ajoutés à la planète Debian et je refuse poliment. Ces demandes traduisent cependant un besoin légitime et j’ai donc décidé de créer la “planète des utilisateurs Debian”. Cette planète a vocation à regrouper les utilisateurs Debian qui souhaitent échanger sur le logiciel libre. Elle n’accepte donc que des feeds qui traitent de logiciel libre et de Debian.

Chaque contributeur étant un utilisateur, j’ai intégré les feeds actuels de la planet-fr pour ne pas commencer de zéro (si vous ne le souhaitez pas, merci de me le signaler). J’attends les feeds des premiers utilisateurs !

Se faire ajouter à une planète

Pour se faire ajouter à une des deux planètes, il faut répondre aux critères énoncés ci-dessus et envoyer l’URL du feed à ajouter ainsi que le nom associé à Raphaël Hertzog.

NB: En bon utilisateur de logiciels libres, vous pouvez envoyer le patch qui va bien (les deux fichiers de configuration sont là).

Plugin subscribe-to-comments en français

Lundi 3 septembre 2007

Comme j’utilise mon blog un peu plus intensément, j’ai décidé d’y investir un peu de temps pour le rendre plus utile. Je suis globalement satisfait de Wordpress, mais il y a tout de même une fonctionnalité qui me manquait.

Les commentaires permettent théoriquement aux lecteurs de débattre mais l’absence de notification de réponse rend les débats quasi impossibles. C’est désormais corrigé puisque j’ai installé le greffon subscribe to comments. Ce greffon est internationalisé mais visiblement personne ne s’est servi de cette possibilité jusqu’à présent… la version 2.1.1 nécessite en effet un patch pour que tous les messages soient correctement traduits. J’ai envoyé ce correctif à l’auteur par courrier électronique, il sera donc a priori inutile pour les versions ultérieures (> 2.1.1).

Pour bénéficier de ce greffon en français, il faut en outre installer le fichier subscribe-to-comments-fr_FR.mo dans le répertoire wp-content/plugins/ (le fichier subscribe-to-comments-fr_FR.po permet de mettre à jour/corriger la traduction).

Je pense que cette traduction intéressera de nombreux blogueurs francophones… je note au passage que Wordpress 2.2 a un bogue qui fait que les mails sont marqués comme encodés en ISO-8859-1 alors qu’ils le sont en réalité en UTF-8 dans mon cas. J’ai appliqué un correctif localement et visiblement la version 2.3 à paraître corrigera ce problème.

Arnaque boursière sur netnetnet.tv par Artemis Financial

Vendredi 31 août 2007

(English-speaking readers, please see at the end of the article)

Il est déjà habituel de se faire spammer par des recommandations d’acheter telle ou telle action. Je viens de me faire spammer téléphoniquement pour la même raison. J’avais répondu par téléphone il y a quelques semaines à une pseudo-étude internationale pour je ne sais quelle banque. Ca y est j’étais classé comme “boursicoteur” (je peux facilement faire le lien entre les deux appels car dans les deux cas c’est un numéro de téléphone suisse qui a été utilisé pour me joindre - numéro qui ne me sert qu’à un usage professionnel).

Aujourd’hui on m’a rappelé pour me proposer un super deal de boursicoteur. Une jeune dame, à l’anglais parfait, se présente comme travaillant pour une société hongroise et m’indique quelques exemples d’investissements que ses clients ont eu la chance de faire. Elle m’indique que je suis privilégié et que je peux avoir l’opportunité de faire pareil. Je fais comprendre que je ne suis pas intéressé par payer pour recevoir des conseils boursiers et me répond qu’il n’est pas question de cela et que je déciderai par moi même en toute indépendance. Je sens l’arnaque depuis le début, mais je la laisse me raconter son histoire. Après tout, j’étais curieux d’en savoir plus sur comment on s’y prend pour arnaquer les gens.

Tout commence par NetNetNet.Tv, cette société (côté sur le marché allemand) serait promis à un bel avenir et elle m’explique pourquoi: un de ses actionnaires majoritaires est GSBC (Global Satellite Broadcasting Corporation). Cet actionnaire est détenteur d’un brevet sur des “Smart Screen” (des écrans géants diffusant de la pub et avec lesquels on peut interagir via téléphone portable). Il a déjà donné une licence pour ce produit à une société appelé Focusmedia et cette société côtée sur le NASDAQ (le marché américain des valeurs technologiques) aurait fait un parcours boursier spectaculaire passant de 9$ à 39$ en quelques années grâce à l’implantation de plein de ces écrans en Chine. Il est donc évident que NetNetNet.tv est promis au même avenir. L’anticipation est que l’action qui côte actuellement 4,55€ passera au delà de 20€ sous douze mois.

Jusque là, c’est un discours qui se tient, et l’on me promet que je pourrai vérifier les infos et les chiffres.

Mais voilà, cette action est tellement une bonne affaire qu’il est presque impossible d’en avoir sur le marché. Heureusement la société qui emploie mon interlocutrice a réussi à négocier avec un des dirigeants de NetNetNet.tv et a pu racheter pour 20 millions de dollars d’actions au prix de 4€ (le prix de l’introduction en bourse). Grâce à Artemis Financial, je vais pouvoir investir dans cette société à 4€ l’action au lieu de 4,55€ sur le marché, mais je ne dois pas regarder ce petit gain immédiat mais viser le moyen terme avec ses alléchants +400%.

Ca y est, je l’ai ma preuve de l’arnaque! Si l’on sait que l’action va passer de 4€ à 20€ en douze mois, pourquoi diable la vendre à 4€ ? J’ai fait remarquer cela à mon interlocutrice.
Elle me répond qu’ils en gardent un peu pour eux et évite soigneusement ma question. Je lui demande alors les liens et informations qu’elle m’a promis.

À sa demande, j’ouvre mon navigateur web et elle me fait naviguer vers un PDF du site NetNetNet.tv qui doit contenir plein d’informations intéressantes et utiles. Je dois ensuite utiliser Google pour faire une recherche “netnetnet.tv gsbc” et le 7ème lien doit être le bon, elle me donne le titre, il ne correspond pas (pas de chance mes préférences google perturbent la recherche).

Comme si tout ce que renvoyait Google était vrai! Les résultats renvoient plein de traductions (à la Altavista Translate) d’un communiqué de cette GSBC. Ne voyant qu’elle n’arrive pas à grand chose avec moi, elle coupe court à la discussion sous prétexte d’un appel urgent et me laisse ses coordonnées (Bridgit Lynn et un numéro de téléphone qui correspond à celui indiqué sur la page web d’Artemis Financial) et récupère mon email pour m’envoyer un dossier (PDF et PDF). Fin de la conversation.

Quelques rapides recherches semblent indiquer une volonté de masquer l’origine réelle:

  • l’entrée whois de artemis-financial.com nous informe que DomainsByProxy.com a été utilisé pour enregistrer le domaine (bizarre pour une institution financière!)
  • l’en-tête du courrier e-mail que j’ai reçu n’indique aucune adresse IP en Bulgarie. La première IP visible (rs32.luxsci.com, 65.61.166.73) correspond à un serveur hébergé chez RackSpace.

Bref, je ne peux pas trier le bon grain de l’ivraie dans toutes ces infos, mais une chose est sûre: les Suisses (et autres) qui se font contacter par Artemis Financial pour investir dans NetNetNet.tv feraient bien de se méfier. Je ne sais pas s’il y a des autorités (suisses ou autres) qu’il serait bon de prévenir, en tout cas il m’a semblé utile de mettre cette information en ligne au cas où d’autres personnes (moins méfiantes) se font tenter par l’appât d’une plus-value impressionnante et rapide. Les méthodes de Artemis Financial relèvent de l’arnaque et même si je n’en ai pas de preuves formelles (je ne vais pas essayer!), il y a quelque chose de pas net derrière tout cela.

Mise à jour du 04 septembre: Une autre dame de Artemis Financial m’a rappelé et ce coup-ci j’ai refusé de discuter mais la discussion commençait sur le fait que l’action a fait un bond formidable de 10% depuis le dernier appel et que cela cachait de très bonnes nouvelles ! J’ai regardé les graphiques boursiers et les volumes sont ridiculement faibles sur cette action, un achat de 4000 actions (soit 20 KEUR à peine) a suffit à générer cette hausse. Essayez de vendre le même volume et vous obtenez le parcours inverse…


For english-speaking readers who might find this article over Google, this article is meant to warn people contacted by “Artemis Financial, Hungary”. Their offer to invest in NetNetNet.tv really looks like a swindle. Don’t trust blindly information that you might find by looking at the results of the Google searches that they recommend you.

Traduction et localisation

Lundi 27 août 2007

Il s’agit probablement de la deuxième manière la plus populaire de contribuer (juste après la soumission de bogues). Le commun des mortels souhaite en effet utiliser son ordinateur en employant sa langue natale, et l’absence de traduction rappelle quotidiennement à tous les utilisateurs qu’ils doivent participer s’ils veulent voir disparaître l’anglais de leur écran.

Le contenu à traduire est très vaste et les procédures varient quelque peu selon les cas. Citons notamment:

  • les documentations du projet DDP (voir l’article Rédiger de la documentation) ;
  • les descriptions des paquets ;
  • les pages de manuel ;
  • les questionnaires debconf ;
  • le site web ;
  • et tous les logiciels !

Bien entendu, pour que la traduction soit de qualité (vocabulaire traduit de manière cohérente, bonne typographie, sans fautes d’orthographe/grammaire, …) il faut généralement une relecture par une tierce personne. Bref, traduire ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas aussi simple que cela en a l’air.

C’est pourquoi je consacrerai plusieurs articles à la traduction en me focalisant à chaque fois sur des aspects différents. En attendant, je vous invite à naviguer dans la section du site web qui est dédiée à la traduction en Français.

N.B: En réalité, j’espère que le gourou de la traduction/localisation Debian, un développeur Debian français en plus, j’ai nommé Christian Perrier, accepte de contribuer un ou deux articles introductifs sur le sujet. :-)

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Littérature francophone sur Debian

Lundi 27 août 2007

Ca faisait un moment que c’était sur ma TODO liste, mais j’ai fini par le faire : j’ai créé une page web listant les différents livres francophones traitant de Debian GNU/Linux. Évidemment je dis du bien de mon livre mais je donne aussi mon opinion sur les autres livres disponibles dans le commerce.

J’espère que cela servira à quelques personnes dans le choix d’un ou plusieurs livres. Jetez y un oeil!

Cette page constitue aussi une petite pierre dans l’édifice qui doit me permettre de vivre du logiciel libre et de ses dérivés. Si des gens achètent les livres par le biais de mon site, je touche un petit revenu d’affiliation (par Amazon).

Rédiger de la documentation

Vendredi 10 août 2007

Il est de notoriété publique que la majorité des informaticiens n’aime pas rédiger de la documentation. C’est donc un domaine en manque de contributeurs!

Le projet de documentation Debian (DDP pour les intimes) est le point central qui essaie de fédérer toutes les initiatives de création de documentation autour de Debian. Mais il suffit de jeter un oeil sur la liste de diffusion associée (debian-doc@lists.debian.org) pour se rendre compte que l’activité du projet est minime.

Pourtant, de nombreux documents sont sous sa responsabilité. Certains concernent les utilisateurs, d’autres plutôt les développeurs, et les derniers sont regroupés dans une catégorie “divers“. Chaque écrivain (technique) en herbe peut y trouver son bonheur!

Pour le moment, la majorité des documents sont rédigés en DebianDoc SGML (paquet debiandoc-sgml) et sont gérés dans un dépôt cvs. Les documents qui sont empaquetés ont souvent une liste de bogues associés (ex: apt-howto, developers-reference, debian-history…). Cette dernière contient souvent des idées d’amélioration qui peuvent constituer un point de départ pour contribuer. Armé de votre éditeur de texte préféré, de cvs pour télécharger la dernière version des sources, et de diff pour créer des patchs, vous pouvez vous lancer dans l’aventure.

Il ne faut pas hésiter à se présenter sur la liste de diffusion, à mentionner sa volonté de participer (en précisant les sujets qui vous intéressent plus particulièrement), et - bien entendu - à poser des questions lorsque vous vous êtes bloqués.

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Vérifier qu’un paquet est toujours maintenu

Lundi 6 août 2007

En reportant le bogue #428797 sur le paquet xscreensaver, il m’est apparu que le paquet avait beaucoup (trop) de bogues ouverts. J’ai donc regardé de plus près l’état du paquet et j’ai découvert qu’une nouvelle version majeure du logiciel était disponible (5.x contre 4.x dans unstable).

J’ai alors soumis un deuxième bogue (#428798) demandant au mainteneur de mettre en paquet la dernière version. Je lui ai fait remarquer que l’état du paquet n’était pas génial et qu’il devrait s’y remettre ou au moins demander de l’aide…

Dans la même journée, le mainteneur se sentant coupable de négligence m’a demandé comment “rendre la main” puisqu’il ne souhaitait plus continuer de maintenir le paquet. Je lui ai indiqué, et je l’ai incité à envoyer un message à debian-devel pour trouver un mainteneur plus rapidement. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Quelques temps après, Jose Luis Rivas adoptait le paquet (avec David Moreno Garza pour le sponsoriser). L’envoi de la version 5.03-1 a suivi peu de temps après et fermait 20 bogues!

Cout de l’opération: 2 bogues et 2 mails envoyés. Bénéfice: 20 bogues fermés et un mainteneur actif pour le paquet.

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Faire avancer un bogue où rien ne se passe

Samedi 4 août 2007

Dans le bogue #313317, Jean-Christophe Dubacq a fourni un patch afin qu’une session SSH préserve correctement la variable d’environnement LANG.

Malheureusement le paquet OpenSSH a accumulé les bogues au fil du temps, et les mainteneurs n’ont visiblement pas le temps de rattraper le retard accumulé. Au lieu d’attendre indéfiniment que le mainteneur Debian traite ce bogue précis, Jean-Christophe est allé sur le site web de OpenSSH afin de trouver où l’on peut signaler les bogues.

Après avoir lu les instructions, il s’est rendu sur leur Bugzilla et s’est créé un compte. Ensuite il a pu soumettre un nouveau bogue (après avoir vérifié que ce bogue n’est pas déjà répertorié). Accompagné du patch, il est probable que le bogue soit traité plus rapidement… du côté Debian, il a pensé à marquer le bogue comme “forwarded” en pointant vers l’adresse du bogue amont.

D’une manière générale, avant de soumettre un bogue en amont, il faudrait s’assurer que le bogue ne soit pas spécifique à Debian. En regardant le paquet source Debian (apt-get source openssh), il est souvent possible de voir si le paquet diverge beaucoup ou pas en inspectant le fichier .diff.gz (avec zless par exemple). Un paquet qui ne diverge pas n’aura pas de changements dans les fichiers sources, il rajoutera juste des fichiers dans le sous-répertoire debian. L’exception qui confirme la règle est l’ajout de fichiers dans debian/patches/. Ces derniers sont des modifications qui seront appliquées dynamiquement à la compilation. Si le paquet diverge sensiblement, et que vous n’êtes pas capable de dire si ces changements ont une influence ou non sur le bogue qui vous intéresse, dans ce cas il vaut peut-être mieux s’abstenir de soumettre le bogue en amont. Si vous le faites malgré tout, signalez impérativement l’incertitude sur l’origine du bogue.

Alternativement à tout cela, il est possible de relancer le mainteneur Debian. Dans le cas de OpenSSH les mises à jour sont fréquentes, le mainteneur est donc disponible, un simple mail poli et courtois peut suffir à débloquer la situation. Demandez-lui des nouvelles du bogue, informez le que vous êtes prêt à faire suivre le bogue en amont s’il pouvait vous confirmer que le bogue n’est pas spécifique à Debian.

C’est un bon moyen pour commencer une carrière de trieur de bogues. :-)

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Promouvoir Debian, faire sa publicité

Jeudi 2 août 2007

Nous sommes nombreux à apprécier Debian, mais mis à part le bouche à oreille qui marche assez bien, il n’y a pas beaucoup de promotion de notre distribution préférée. Trop souvent Debian est présentée comme une distribution difficile d’accès et les préjugés ont la vie dure.

Il y a donc un formidable travail d’information et de promotion à faire. Et les développeurs Debian, aussi doués soient-ils techniquement, ne sont décidément pas très forts pour promouvoir leur distribution préférée. Les annonces de presse (”Press Release”) émanant du projet se comptent sur les doigts d’une main… pourtant on est tous d’accord sur le fait qu’il en faudrait plus.

L’équipe debian-publicity

Si vous êtes à l’aise en anglais, le mieux est de rejoindre l’équipe debian-publicity et de s’abonner à sa liste de diffusion. N’hésitez pas à proposer des annonces et des nouvelles en les envoyant à la liste. Commentez et corrigez les propositions des autres (le jour où il y en aura ;-)). Vous nouvelles pourront soit être intégrées dans times.debian.net soit publiées sur debian-news@lists.debian.org par Alexander Schmehl ou Martin Joey Schulze.

La promotion en français

Si l’anglais n’est pas votre tasse de thé, vous êtes laché dans le vide… je ne connais pas d’équipe francophone dont le but soit la promotion de Debian en France (hormis l’association Debian France peut-être).

Défrichons donc le terrain: il y a une liste de diffusion debian-news-french qui véhicule les nouvelles traduites en français. Les modérateurs sont très compréhensifs et accepteront volontiers de publier des nouvelles originales en français. Charge à vous de rédiger les premières annonces… pour les faire relire, je suggère de les envoyer à debian-devel-french. La liste ne sert que rarement à discuter de technique, et elle fédère un grand nombre de contributeurs francophones.

Promouvoir ailleurs

J’ai cité essentiellement les médias employés par Debian pour véhiculer les annonces et les nouvelles, mais la force d’une communauté c’est aussi son aspect décentralisé. Tout ne doit pas nécessairement passer par le projet lui-même. Bloguez sur Debian, créez des sites indépendants traitant de Debian, participez à ces sites…

Exercice pratique

Rédigez une courte introduction présentant cette initiative et publiez là sur votre blog ou sur votre site web! Faites circuler l’information afin de susciter des vocations de contributeurs au sein de la communauté des utilisateurs de Debian.

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.


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