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Trier les bogues et les faire suivre

Mardi 17 juillet 2007

Une des premières tâches du mainteneur de paquet Debian est de gérer les bogues que les utilisateurs soumettent sur son paquet. Avec le temps, les rapports de bogue ont tendance à s’accumuler en particulier pour les paquets les plus populaires. Le mainteneur (ou l’équipe de maintenance) n’a souvent pas les ressources nécessaires pour rattraper ce retard et traiter correctement ces rapports.

C’est dans ce contexte que l’aide externe d’un “trieur de bogue” est très appréciée. Je vais illustrer la manière de procéder par le biais de Brice Goglin, trieur de bogues pour l’équipe X Strike Force.

Dans le bogue #378917, il demande à l’utilisateur ayant signalé le bogue de vérifier si le problème existe toujours avec la dernière version de Xorg. Personne d’autre n’ayant rencontré le problème, et n’ayant obtenu aucune réponse de ce dernier en l’espace d’un mois, le bogue a été fermé par ses soins. Dans des conditions similaires, si l’adresse email de l’utilisateur n’est plus valide, le bogue peut être fermé (exemple: #109328).
Il arrive aussi qu’il n’ait plus le matériel nécessaire pour reproduire le problème (exemple: #319750).

Il y a des vieux bogues que Brice est capable de reproduire: dans #93665, le problème sur xcalc est toujours présent et il a donc enregistré le bogue dans le système de suivi Xorg (voir ticket 10578 de Freedesktop.org). Le statut du bogue Debian a été changé pour indiquer que le bogue a été “forwardé” et qu’il est toujours présent dans la version 1:7.2.ds2-1 du paquet (voir le message de Brice responsable de ce changement).

D’autres bogues sont indéniablement corrigés, il s’agit alors de les fermer proprement en indiquant si possible la première version du paquet qui contient le correctif (exemple: #405792). Au passage, le bogue doit parfois être réaffecté à un autre paquet parce que l’utilisateur n’a pas forcément identifié le paquet responsable de son problème.

Parfois les utilisateurs soumettent des rapports de bogues qui ont déjà été soumis, soit parce qu’ils n’ont pas fait attention, soit parce que le problème leur semblait différent de ceux déjà rapportés (bien que le problème sous-jacent soit le même). Ainsi le bogue #425663 n’est pas immédiatement identifié comme un doublon. Mais après quelques explications de Julien Cristau, Brice remarque la similitude avec #164379 et fusionne les deux bogues.

Ce travail de trieur de bogues n’est pas forcément très attrayant aux premiers abords mais le contact direct avec les développeurs permet d’apprendre de nombreuses choses. De plus, lorsque les progrès sont visibles, il y a de quoi être fier et cela donne un surplus de motivation. :-)

Nombreuses sont les équipes qui acceptent volontiers l’aide de trieur de bogues. L’équipe KDE a même une page dédiée pour les guider.

Pour être efficace, le trieur de bogues est idéalement un utilisateur régulier du logiciel (ou de la suite logicielle). Il doit également investir un peu de temps pour se familiariser avec le système de suivi de bogues de Debian ainsi que celui employé par les développeurs “amont” du logiciel en question.

N’hésitez pas à écrire pour proposer votre aide aux mainteneurs des logiciels que vous connaissez. En naviguant dans les pages du BTS, il est facile de trouver les paquets qui ont besoin de votre aide (un point de départ, un autre).

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Être à l’affût des nouveautés et mettre en relation

Lundi 16 juillet 2007

En lisant Planet Ubuntu, j’ai découvert l’existence du logiciel Homebank, un logiciel de comptabilité personnelle libre. Son aspect visuel est très attrayant et il a l’air d’être relativement fonctionnel. Mon premier réflexe est de lancer la commande apt-cache search homebank pour voir si le logiciel est disponible dans Debian: la réponse est non.

Je parcours alors le site web et trouve un lien Getdeb indiquant l’existence d’un paquet Ubuntu. Je m’empresse d’envoyer un mail à la personne qui a mis ce logiciel en paquet pour Ubuntu (Adrien Cunin) en lui demandant si elle ne veut pas le maintenir dans Debian directement et je me propose d’être son sponsor (seuls les développeurs Debian peuvent être sponsors, mais vous auriez pu rediriger n’importe quel mainteneur de paquet vers la liste debian-mentors@lists.debian.org pour trouver un sponsor).

Après ce premier mail, je me décide à vérifier dans WNPP (ou ici) si le paquet est en cours de paquetage ou si quelqu’un d’autre l’a déjà demandé. Je découvre l’existence d’un ITP (Intent To Package) sous le bogue #426895. C’est Francesco Namuri qui a indiqué son intention de créer le paquet. Je lui demande alors des nouvelles et lui indique l’existence d’un paquet chez Ubuntu. Je lui demande dans la foulée s’il serait intéressé par co-maintenir le paquet avec le mainteneur Ubuntu. Je le dirige vers la page du wiki qui explique comment Alioth est employé pour la co-maintenance.

Le paquet vient d’être intégré dans le dépôt Subversion collab-maint, on peut le voir ici. Double bénéfice pour Debian: le paquet a deux mainteneurs motivés au lieu d’un seul et le paquet est maintenu avec l’infrastructure ouverte de Debian.

Cet article fait partie d’une série expliquant - par des exemples - comment contribuer à Debian.

Contributions: ce que cela veut dire

Lundi 16 juillet 2007

Je me lance avec ce message dans une nouvelle expérience. Je viens de créer une nouvelle catégorie Contribuer dans laquelle je vais regrouper des exemples concrets de petites contributions que je fais pour faire avancer le logiciel libre en général, et Debian en particulier. Je parlerai peut-être de temps en temps des contributions les plus importantes que je fais, mais je tiens surtout à montrer comment on peut faire avancer les choses même sans être développeur Debian.

Mes messages seront généralement syndiqués sur la planète francophone. Ils seront de préférence brefs, mais je tacherai de mettre de nombreux liens pour que le lecteur intéressé puisse en apprendre plus.

N’hésitez pas non plus à poser des questions dans les commentaires, je ne garantis pas une réponse, mais si je vois des sujets mal maîtrisés, il n’est pas impossible que je fasse un billet dédié pour éclaircir ce que le gens ne comprennent pas.

Dernier point, une telle expérience est encore plus intéressante si d’autres membres de la panète francophone y participe. Ainsi on peut couvrir différents profils de contributeurs.

Debian: administration et configuration avancées

Dimanche 29 avril 2007

Couverture du livre de Martin Krafft

Ce livre est la traduction d’un livre anglais de Martin Krafft (développeur Debian) nommé « The Debian system: concepts and techniques ». Je peux vous garantir que la traduction est de très bonne qualité puisque c’est Roland Mas et moi-même qui l’avons réalisée.

La particularité de ce livre est de ne s’intéresser qu’à ce qui fait la spécificité et la richesse de Debian. Il n’y a pas d’explication sur des services comme Apache ou Bind, par contre on explore en détail le système de gestion des paquets, l’installateur, la création de paquets ainsi que tous les outils spécifiques d’administration système.

Pour ceux qui possèdent déjà le cahier de l’Admin Debian, ce livre de 674 pages vous permettra d’approfondir votre connaissance des outils Debian.

N’hésitez pas à consulter la page du livre sur Amazon (avec sa table des matières détaillée) et à partager vos avis sur le livre dans les commentaires!

Dell se prépare à Linux, votez Debian!

Mercredi 14 mars 2007

Suite à DellIdeaStorm.com, Dell commence à envisager sérieusement de proposer Linux pré-installé sur ses machines. Pour cela, ils ont préparé un questionnaire afin de mieux cibler les attentes des utilisateurs de Linux. Il s’agit de choisir les gammes de machines à proposer avec Linux en premier, et aussi de voir quelles sont les distributions les plus populaires. Debian n’est pas explicitement mentionnée, mais il y a un choix “Other”.

Je vous invite donc à y répondre et à faire savoir que les utilisateurs de Debian sont nombreux. :-)

Paré pour DebConf

Lundi 29 janvier 2007

Comme beaucoup je m’y prends à la dernière minute (date l’imite d’inscription pour le 31 janvier pour ceux qui veulent avoir un peu de “sponsorship”) et je viens juste de réserver mes billets d’avions pour Edimbourg.

Au menu aller, le samedi 16 juin, halte à Londres :

  • 11:55 LYS -> 12:40 LHR (BA361)
  • 15:15 LHR -> 16:35 EDI (BA1448)

Au menu retour, le dimanche 24 juin, mini-pause à Birmingham :

  • 13:00 EDI -> 14:10 BHX (BA1825)
  • 14:45 BHX -> 17:30 LYS (BA7715)

Prix du billet ce matin : 217 EUR (quelques minutes après que Lucas ait acheté le même billet pour ~200 EUR!)

Dunc-tank, un nouvel outil pour Debian?

Mardi 19 septembre 2006

Ca y est, c’est officiel, Dunc-tank existe. Cette “structure” a pour objectif de lever des fonds pour financer la réalisation de certains projets, de certaines tâches concernant Debian.

Cette combinaison (argent et Debian) est délicate à gérer étant donnée la nature volontaire et majoritairement bénévole des membres du projet. Bien que l’idée vienne de développeurs Debian et bien qu’elle ait été discutée sur la liste privée des développeurs, le projet dunc-tank est artificiellement séparé de Debian afin de limiter les éventuelles conséquences négatives.

C’est pourquoi la première mission que dunc-tank souhaite financer, à savoir la finalisation de “etch” pour pouvoir la publier le 4 décembre 2006 comme annoncé, constitue une expérience : d’abord elle permettra de vérifier que la base de “supporters” de la distribution permet effectivement de récolter assez d’argent pour mener à bien certains projets. Ensuite, il s’agit de voir si les volontaires qui sont payés (en l’occurence Steve Langasek et Andi Barth, nos “release managers”) sont effectivement capables de fournir nettement plus de travail qu’à l’habitude pendant la période financée. Enfin, il s’agit d’évaluer l’impact que cela peut avoir sur les 1002 autres développeurs Debian qui ne seront pas payés dans ce cadre dans les prochains mois.

Une fois que cette expérience sera derrière nous, et à condition qu’elle se termine de manière positive, il sera alors temps de réfléchir à comment organiser cette structure pour qu’elle pose le moins de problèmes et à envisager éventuellement de la réintégrer officiellement dans Debian.

Mon ambition avec cette structure (oui, je fais partie du “bureau” de Dunc-tank) est d’obtenir une infrastructure qui puisse être utilisée par tous les développeurs Debian pour décrire des projets qu’ils souhaitent effectuer dans le cadre de Debian et qu’ils pourraient réaliser plus rapidement s’ils pouvaient y travailler dans le cadre de leur travail habituel. Les donateurs affecteraient ainsi l’argent directement à un projet donné. Tous les projets pourraient être “notés” par tous les développeurs Debian et les mieux notés atteindraient vraisemblablement leur objectif de financement plus rapidement.

Bien entendu, il faudrait un mécanisme de réaffectation de l’argent pour des projets qui tombent à l’eau ou pour ceux qui ont été réalisés bénévolement malgré leur inscription à Dunc-tank. Je suis en effet persuadé qu’une telle infrastructure peut aller au delà du simple outil de financement et que la perspective de se faire financer sur un projet va encourager les gens à les “formaliser” et à les présenter publiquement. Ce mécanisme assurera une meilleure circulation des bonnes idées et l’infrastructure constituera une TODO à jour pour tous les bénévoles à la recherche de choses à faire (voir la page TODO de Debian qui n’est pas bien maintenue).

Ceci dit, avant de voir aussi loin, il faut assurer le succès de cette première initiative, et je vous invite donc à faire comme moi, à faire une promesse de don à Dunc-tank (en attendant que l’infrastructure permettant d’encaisser les dons soit mise en place). Chacun peut ainsi aider à publier Debian 4.0 “etch” dans les délais prévus.

Et que le débat s’ouvre!

Récit d’une journée pas comme les autres

Dimanche 13 août 2006

Le 15 juillet 2006 je me suis marié avec Sophie Sandrine Brun. Pour ne pas oublier cette journée que tout le monde s’accorde à qualifier d’inoubliable, je partage avec vous le récit de cette journée.

La journée débute très tôt vers 6h du matin lorsque Sophie se lève pour aller se faire coiffer (rendez-vous était pris pour 6h45!), fort heureusement je peux rester au lit jusqu’à environ 9h (théoriquement). Mais Sophie ayant oublié son voile, Patrice (le papa de Sophie) est venu me réveiller à 7h15 pour le récupérer dans la chambre… et je n’ai plus réussi à me rendormir (oui, à 8h de mon mariage, j’ai commencé à ressentir un peu de stress).

Je passe donc la matinée chez les Brun pour me préparer et aider un peu. Retour de la mariée coiffée vers 9h… et à partir de 10h, on envisage d’enfiler nos tenues officielles dans la perspective d’aller faire les photos officielles de couple. Mais coup de stress pour Sophie, le bouquet de la mariée n’est pas encore là… il voyage à 40km/h entre Meyzieu et Saint-Bonnet de Mure puisque la voiture de mon père est lourdement décorée de fleurs. Il arrive pour 11h, l’heure précise où l’on devait partir pour l’étang de Saint Quentin Fallavier… (ouf! Sophie est soulagée)

De 11h30 à 13h30, nous nous laissons photographier dans toutes les positions et sous toutes les coutures dans le parc de l’étang. Ces photos n’étant ni numériques ni développées, vous ne pouvez donc pas les voir (il faudra nous rendre visite pour les voir lorsqu’on les aura!).

Retour à Saint-Bonnet de Mure pour 14h… un peu de pain et du saucisson pour ne pas faire d’hypoglycémie et tout le monde part pour la mairie en avance, nous laissant seuls à la maison. Mon père arrive alors pour nous emmener… et nous demande où sont les clés de la Mercedes décorée qu’il avait laissé au garage le matin (pour la fraicheur des fleurs, et oui on pense à tout!), mais je ne sais rien et Sophie (apparemment) non plus. On essaie de téléphoner (vive le portable!) mais personne ne répond. Finalement, Liliane (la mère de Sophie) nous appelle pour vérifier que tout va bien et on obtient donc l’emplacement des clés. En fait, Sophie aurait du savoir où elles étaient puisque sa mère le lui avait dit mais dans le stress du moment, elle avait oublié. :-)

Donc, 15h (+/- 5 minutes), arrivée à la mairie, suivi de la cérémonie civile

Arrivée à la mairie

Et on peut enfin sortir de la mairie officiellement mariés!

Sortie de la mairie

En route pour l’église, la cérémonie religieuse est prévue à 16h. L’échange des voeux et de l’alliance est un moment intense en émotions, et même si l’on connaît le texte que l’on doit dire par avance, le prêtre nous avait dit qu’on aurait le texte devant les yeux pour lire … mais le moment venu, le prêtre nous montre le mauvais côté de la feuille. Je m’en rends compte immédiatement et je dis haut et fort le texte que je connaissais par coeur mais Sophie a été déstabilisée et a un peu hésitée avant de me répondre. Le curé se rend compte de son erreur et retourne la feuille et repart quelques instants plus tard en riant de son petit loupé. En sortant de l’église, nous sommes accueillis par une foule émerveillée par les bulles de savon (qui remplacent les traditionnels grains de riz).

Sortie de l'église

Après la messe (un peu avant 17h), nous faisons une longue séance de photos de groupe juste devant la mairie.

Tous les invités

À 18h30, nous nous rendons au château de Saint-Priest pour l’apéritif. Les différents stands servaient des petits mets plus délicieux les uns que les autres (foie gras poêlé, ravioles aux morilles, saumon, mini-brochettes de diverses viandes et poisson, etc.), et je regrette d’avoir été au centre de tant de discussions si bien que je n’ai pas pu goûté toutes ces mises en bouches.

Apéro au château

À 20h30, on entre à l’intérieur (vidéo de notre entrée) pour se mettre à table. Après le plat principal, c’est le début de la fête (avec l’ouverture du bal) qui, mis à part une pause pour le dessert et le fromage, va durer jusqu’à 4 heures du matin… la plupart des invités sont partis et seuls quelques amis proches sont restés pour nous aider à ranger.

La salle du repas

Flambage du cuisseau de veau

Fin de la journée à 5h du matin. Après quelques courtes heures de sommeil, nous nous relevons pour accueillir quelques invités venant de loin qui mangeront ensemble dans la cave des Brun spécialement aménagée pour l’occasion.

Merci à tout le monde, cette journée a été exceptionnelle grâce à vous!

Les vacances de l’amour

Dimanche 13 août 2006

Dans deux jours cela fera un mois que je suis marié avec Sophie Brun et nous n’avons toujours pas mis en ligne nos photos de mariage… mais Sophie a été occupé à trier environ 1000 photos numériques que l’on a récupéré de divers amis et elles seront bientôt disponibles. En attendant, voici une image réalisée par Laurent Faivre, l’ami commun grâce à qui j’ai rencontré Sophie. On y voit, au centre, Sophie et moi, entourés de sa soeur Isabelle et de son copain Sébastien Reynaud… qui est aussi un ami à Laurent et moi. Sébastien et Isabelle sont donc également le fruit de son « agence de rencontre ». ;-)

Les vacances de l'amour
(Cliquez sur l’image pour la voir en plus grande résolution)

Eikonex : coup de gueule

Mardi 6 juin 2006

Recherchant une carte Digium, dont le représentant français est Eikonex, je m’adresse à leurs commerciaux en leur expliquant mes besoins particuliers (ligne téléphonique sur 4 fils au lieu des 2 usuels). Après une première réponse hors-sujet, Marc Verprat (la personne qui m’a répondu à commercial@eikonex.net) me demande élégamment “Et il téléphone avec un mixer ?” (en parlant de mon client). Ma requête étant très sérieuse je lui répond que ce n’est pas une réponse et qu’il pourrait au moins se renseigner chez son fournisseur. Et bien le bougre persiste dans sa bêtise et justifie sa première réponse par “Oh pardon, j’essayai de m’adapter à mon interlocuteur” et trouve amusant qu’il vienne de perdre sa crédibilité.

Moi aussi, je vous trouve très amusant, et si comme client je suis peut-être insignifiant, j’espère que cette contre-publicité vous amusera toujours encore autant !


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