Ca fait plusieurs fois que je vois passer des messages concernant la campagne d’adhésion à l’April et j’hésitais à chaque fois… je considérais jusqu’à présent que mes contributions à Debian constituent ma manière d’aider la cause du logiciel libre et je laissais le soin à d’autres de mettre la main au portefeuille pour soutenir le lobbying politique effectué par l’April. Je viens de changer d’avis en constatant une fois de plus que l’exécutif (ce coup-ci le conseil européen) faisait ce qu’il voulait au mépris du parlement… et que tôt ou tard cela affectera le logiciel libre si on n’y fait pas attention.
Il est temps que notre opinion soit entendue (et pas seulement relayée) et pour cela l’April a besoin d’afficher qu’elle représente un nombre conséquent de personnes. Je vous invite donc à adhérer comme je viens de le faire en cliquant sur la bannière ci-dessous (objectif: 5000 adhérents !).
À voir. Pendant que la loi Hadopi fait son chemin législatif et nous rapproche toujours plus d’une France qui surveille les activités de tous ses citoyens (comme la Chine, oui), l’UFC Que Choisir essaie au moins de médiatiser la problématique en espérant que les hommes politiques reviennent sur Terre plutôt que de céder aux lobbies financiers qui sont derrière toutes ces lois répressives.
Ce triste constat a également été fait par Lawrence Lessig, grand défenseur de la culture libre aux États-Unis, c’est pourquoi il tourne désormais ses efforts vers la lutte contre la corruption avec son initiative Change Congress. N’y a t’il pas d’initiative similaire en France ?
Avec la crise financière internationale que nous connaissons, il est légitime de s’interroger sur ses causes et sur le fonctionnement de notre système monétaire et financier : c’est à ce moment là qu’on se rend compte que la majorité des personnes (moi y compris) n’est même pas capable de répondre à une simple question comme « D’où vient l’argent ? » ou « Combien y a t’il d’argent en circulation ? ».
Personnellement, je suis boursicoteur depuis de nombreuses années et je considère être relativement bien informé dans le domaine de la finance mais j’ai tout de même été estomaqué par ce que j’ai appris dans le petit film documentaire nommé « L’argent dette » de Paul Grignon. Il dure 52 minutes mais cela vaut vraiment le coup de les prendre pour rattraper les leçons d’économie que l’on n’a pas eues au lycée!
Il y a (à la fin) des éléments qui poussent à nous interroger sur ce que pourrait être notre modèle de société si on revenait en arrière sur la décision bizarre que nos gouvernement ont prise de ne plus créer d’argent mais de l’emprunter à des banques privées. J’aimerai beaucoup avoir des réactions de la part de personnes qui ont réfléchi à cette problématique et qui ont identifié des problèmes (autre que l’inflation) dans un modèle où le gouvernement gérerai la création de l’argent et son injection dans la société.
Note: l’adaptation française du documentaire est dûe à Bankster. On trouve sur ce site du contenu nettement moins crédible que la vidéo mentionnée, notamment tout ce qui concerne la théorie du complot des banquiers pour s’approprier le monde.
Compléments : Ceux qui préfèrent la lecture peuvent consulter la page de Wikipédia sur la création monétaire. On y retrouve les éléments exposés dans la vidéo comme l’effet multiplicateur du crédit et l’on apprend que les réserves obligatoires ne sont que de 2% dans la zone Euro. L’avantage financier que constitue l’encaissement des intérêts sur de l’argent créé s’appelle le seigneuriage et bénéficie aux banques commerciales pour l’argent dette alors qu’il pourrait bénéficier à l’État et donc à la société si on le souhaitait. Un économiste Français, prix nobel d’économie en 1988, a d’ailleurs déjà réfléchi à ces possibilités : Maurice Allais propose une réforme profonde de la fiscalité dans un de ses nombreux livres. On trouve donc amplement matière à réflexion et l’on peut regretter que les débats politiques n’abordent jamais toutes ces questions autrement plus importantes que le débat sur la durée du travail ou autres détails politiques qui peuvent accaparer l’attention des médias.
Compléments du 27/10/2008 :l’émission Arrêt sur images s’est attardée sur cette vidéo et détaille quelques erreurs factuelles (sur l’histoire de l’orfèvre) ainsi que des points oubliés ou peu mis en avant comme la destruction monétaire associée au remboursement du prêt. Alexandre Delaigue, professeur d’économie, revient sur sa participation à cette émission dans son blog (Econoclaste).
Du côté de DADVSI, la pétition progresse à un bon rythme : avec plus de 86000 signatures, on atteindra peut-être le cap de 100000 personnes avant le jour du vote. De plus, il semble que plusieurs députés proposeront des amendements qui vont dans le bon sens : obligation de fournir les informations nécessaires à toute personne qui souhaite mettre en oeuvre une mesure d’interopabilité, protection des chercheurs dévoilant les failles des mécanismes de protection, mécanismes ne pouvant protéger que l’accès à la première lecture d’un contenu, etc. Je pense qu’on en saura plus sur ces amendements dans les prochains jours… j’ai transmis les informations dont je disposais à EUCD.info pour qu’ils les relayent efficacement. Et même si le combat est loin d’être fini, je tiens à remercier tous ceux qui ont déjà oeuvré (dans l’ombre) en discutant avec les députés et autres responsables politiques.
Du côté des mauvaises nouvelles, et parce qu’il est difficile de se mobiliser sur tous les fronts ouverts, le parlement européen a encore adopté une directive stupide : un directive instorant le stockage de logs pour les FAI pour une durée minimum de 6 mois. Ainsi les FAI devront stocker l’expéditeur et le(s) destinataire(s) de chaque email transitant par eux. Pourquoi et pour qui ? Pour les services de renseignement généraux, pour la justice et pour les intérêts privés lorsque cela est justifié. Qui doit payer ? Le consommateur … parce qu’une fois de plus il est le « criminel potentiel ». Bien entendu les vrais criminels sont suffisamment intelligents pour employer des serveurs étrangers (ou leur propre serveur) et passer au travers des mailles de ce flicage stupide.
Enfin, je veux finir ce billet par une note positive : les députés font aussi des bonnes choses. Merci à André Santini d’avoir proposé de changer la loi pour reconnaître les pétitions électroniques. Espérons que cela passe et que cela permette enfin à nos législateurs d’être un peu mieux à notre écoute.
Il était temps de créer la « pétition » qui symbolisait le non à ce projet de loi liberticide déjà évoqué plusieurs fois maintenant dans mon blog. Je ne dirai donc qu’une chose : signez-la et invitez votre entourage à en faire de même.
Pour faire court, une conférence des Nations Unies a eu lieu, de nombreuses personnes dont certains acteurs du libre y ont participé et ont rédigé un document sur la propriété intellectuelle (DADVSI ca vous rappelle quelque chose ?). Il y avait des opinions divergentes dans cette conférence mais un texte commun a tout de même pu être rédigé. Quelques mois plus tard, lorsque ce document est publié et annoncé, il a été largement modifié… toute référence au logiciel libre a disparu et des ajouts disant que « les DRM c’est bien » ont eu lieu.
Que découvre t’on alors ? Que Microsoft a financé la conférence et qu’ils ont modifié le texte entre temps … tout cela ayant été maquillé dans un pseudo-processus ouvert via un blog qui n’a été annoncé à aucun des participants de la conférence (mis à part ceux qui ont financé cette dernière…).
Que faut-il en retenir ? Que les événements politiques ne doivent jamais être financés par des intérêts privés … et qu’il ne faut pas faire confiance aux institutions même les plus réputées ! Il s’agit des Nations Unies tout de même !
Pour être capable de répondre à ce genre d’attaques, il nous faut des gens pour faire le lobbying politique qui va bien. Mais c’est un travail de longue haleine qui coute cher, c’est pourquoi la FSFE vous invite à rejoindre les rangs de sa communauté. Vous financerez ainsi des volontaires prêts à agir dans ce sens.
Faites circuler la nouvelle, les médias sont soumis à des pressions pour ne pas révéler cette histoire, c’est donc à nous de faire circuler l’information pour que de telles surpercheries ne se reproduisent plus.
À nouveau, je réitère l’appel lancé il y a quelques semaines à propos du projet de loi liberticide dadvsi. Il est ahurissant de voir comment les lobbys traitent les partisans du logiciel libre. Voici un court extrait d’un communiqué de la FSF France relatant quelques uns de leurs propos :
Vendredi 18 novembre 2005, au ministère de la Culture, le SNEP et la SCPP déclarent aux auteurs de Logiciel Libre : « Vous allez changer vos licences. » La SACEM ajoute : « Vous allez arrêter de publier vos logiciels. » Et se déclare prête à « poursuivre les auteurs de logiciels libres continuant de divulguer leur code source » si l’amendement « VU/SACEM/BSA/FT Division Contenus » était voté par les parlementaires.
Je vous conseille la lecture de cet article du blog de Samuel Tardieu si vous ne savez pas encore à quel point les propositions de lois soutenues par les multinationales de l’industrie musicale sont stupides et liberticides.
N’hésitez pas à prendre contact avec votre député pour l’inciter à s’opposer à l’amendement concerné (et donc à être présent à l’assemblée nationale le 22 décembre !).
Quand on regarde une série télé montrant les techniques de la police scientifique pour mener leurs enquêtes il arrive qu’on voit que chaque imprimante est unique et qu’avec les moyens qu’il faut on peut prouver qu’un document a été imprimé sur telle ou telle imprimante.
C’était de la fiction… la réalité est beaucoup plus simple ! Les services secrets (américains) ont passé des accords avec les fabricants d’imprimantes pour que nos imprimantes intègrent un code d’identification dans chaque document imprimé (on parle de watermarking). Ce code inclue la date d’impression ainsi que le numéro de série de l’imprimante !
Vérfiez dans la liste si votre imprimante possède cette fonctionnalité… elle est présente sur de nombreux modèles « haut de gamme » puisque ce sont ces modèles qui sont vraisemblablement employés pour faire de la contrefaçon d’oeuvre…
(je publie dans la catégorie Debian même s’il n’y a pas de rapport direct, il me semble important de partager cette information assez largement)
Je ne peux résister au plaisir de vous raconter une petite histoire qui concerne directement ma famille et mon village, Hésingue. Je raconte cette aventure dans l’espoir que cela permette à d’autres personnes de ne pas refaire les mêmes erreurs.